Les paiements mobiles en chiffres

En Belgique 89% des gents actifs utilisent l’Internet pour effectuer leurs opérations financières. C’est ce que révèle une étude réalisée auprès d’un échantillon de 1.260 personnes par les bureaux d’études de marché Febelmar, BAQMaR et Esomar. Les appareils mobiles rencontrent moins de succès pour l’heure, avec 17% d’utilisateurs depuis qu’une poignée de banques ont lancé la formule il y a un an ou deux. Les craintes concernant la sécurité du système, surtout, empêchent les Belges d’utiliser leur smartphone ou leur tablette pour effectuer leurs opérations bancaires. Pourtant, 30% d’entre eux pensent que la ” banque mobile ” peut être utile, voire très utile, même si la plupart la considèrent comme un complément du PC banking.La même étude avance que les paiements mobiles sont encore moins répandus, malgré qu’ils présentent des avantages potentiellement intéressants. Fin 2014, Proton disparaîtra. Si un consommateur sur deux estime nécessaire d’instaurer une alternative électronique à ce système permettant de régler les petites dépenses, à peine 3% se disent disposés à adopter une application mobile.

Adoption du smartphone

Selon le bureau d’études de marché GfK, 52% des Belges possèdent actuellement un smartphone, contre seulement 35% l’an dernier. Selon l’étude de Febelmar, BAQMaR et Esomar, le smartphone est l’outil le plus populaire dans la catégorie des 25-34 ans (55%). Dans les tranches d’âge comprises entre 18 et 24 ans et 35 et 54 ans, ce pourcentage atteint 48%, mais il chute à 21% parmi les plus de 55 ans. Notons que le Belge a plus souvent son smartphone en poche que de l’argent liquide : 79% des répondants ne sortent jamais de chez eux sans leur smartphone; en revanche, seuls 63% ne sortent jamais sans cash.

Actuellement, la carte bancaire est le moyen de paiement le plus fréquemment utilisé, avec un taux de pénétration de 95%. Cette formule ne se laissera pas facilement détrôner par les nouvelles technologies : seuls 26% des Belges envisageraient de passer aux paiements mobiles si la méthode était aussi simple et sûre que les systèmes actuels. Les craintes liées à la sécurité constituent le principal obstacle. Cela dit, la méconnaissance joue également un rôle : parmi les personnes qui ont déjà eu recours à la banque mobile, 48% se disent disposées à utiliser les paiement mobiles, alors que chez celles qui ne l’ont pas testée, ce pourcentage tombe à 18%.

04/08/2013