Premiers pas dans la finance

Le cursus scolaire ne prévoit que peu ou pas de cours de finance. Pourtant, la connaissance est une condition préalable à la rentabilisation de l’épargne. Voici quelques-uns des termes les plus courants, pour faire ses premiers pas dans la finance et en parler en connaissance de cause.

Indice boursier

Panier d’actions censé représenter les variations de l’ensemble des valeurs cotées en Bourse. Il peut comprendre un nombre représentatif de grandes entreprises cotées ou, si l’indice est sectoriel, des entreprises aux activités proches. En Belgique, le BEL 20 (édité par NYSE Euronext) réunit les vingt principales capitalisations de la Bourse de Bruxelles.

Profil d’investisseur

La directive européenne MiFID impose aux banques et à leurs clients d’établir un profil d’investisseur auquel doit correspondre le mode de gestion d’un portefeuille. Ce profil détermine également la nature des actifs qu’un investisseur pourra acquérir. Il y a cinq catégories d’investisseurs : les conservateurs, les défensifs, les neutres, les dynamiques et les offensifs.

Garantie des dépôts

En cas de défaillance d’une banque ou d’une caisse d’épargne belge, les particuliers, associations et PME bénéficient d’une garantie de remboursement de dépôt à concurrence de 100.000 euros. Cette garantie s’applique aux avoirs en espèces détenus sous forme de dépôts en compte (à vue, à terme ou d’épargne). Les bons de caisse sont également protégés s’ils sont nominatifs, dématérialisés et détenus sur un comptetitres.

Ratio cours sur bénéfices

Le « Price Earning Ratio », ou ratio cours sur bénéfices, évalue la cherté d’une action en divisant le cours de celle-ci par le bénéfice net par action de l’entreprise. Il se calcule généralement à partir du dernier exercice, mais peut se décliner en PER glissant (données trimestrielles) et PER projeté (données prévisionnelles). Une action bon marché affichera un PER faible.

Option

L’acquéreur de l’option achète le droit – et pas l’obligation – de vendre (put) ou d’acheter (call) un actif à un prix déterminé (strike), durant une période ou à une date précise. Pour obtenir ce droit, l’acquéreur paie une prime au vendeur de l’option.

Fonds d’épargne-pension

Ces fonds d’investissement visent la constitution de réserves de pensions individuelles et, à ce titre, relèvent du troisième pilier. Ils ont un double avantage : exonération de précompte mobilier pour les intérêts et dividendes, et absence de taxe boursière. Les actifs dans lesquels ces produits financiers à long terme peuvent investir sont limités par des règles précises.

Précompte mobilier

Impôt prélevé sur les revenus de placements financiers, tels que les dividendes ou les intérêts, et, ce, dès leur encaissement. Lorsqu’il ne doit pas être mentionné dans la déclaration d’impôt, le précompte est dit « libératoire ». Cependant, quand les revenus sont déclarés, le précompte subi est pris en compte dans le calcul de l’impôt à payer pour l’année fiscale concernée.

Taux d’intérêt sans risque

Taux d’intérêt d’un placement parfaitement sûr, c’est-à-dire ne recelant aucun risque de défaut. Il se calcule dans une devise et pour une période déterminées. Ce type de produit « sans risque » n’existant naturellement pas, les analystes utilisent les taux des obligations d’État ayant le meilleur « rating », un défaut de ces États paraissant généralement des plus improbables.

Certificat immobilier

Le certificat immobilier est une créance qui peut être cotée en Bourse et qui offre un intérêt variable. Les détenteurs de ce certificat ont droit aux revenus nets de l’immobilier sous-jacent ainsi qu’à toutes les distributions nettes en cas de vente de ce dernier. Une partie du coupon annuel représente le remboursement du capital et, à ce titre, est exemptée de précompte mobilier, au contraire de l’autre partie, représentant les intérêts. En règle générale, le risque est concentré sur un nombre limité d’immeubles. Ce risque ainsi que l’évolution du marché financier et immobilier déterminent la valeur du certificat immobilier et le revenu attendu.

Emprunt populaire

Officiellement dénommé prêt-citoyen thématique. Il doit canaliser l’abondante épargne des Belges pour financer, sous forme de crédits à long terme, des projets considérés comme socio-économiques et socialement responsables. Cet argent est recueilli via des bons de caisse ou des dépôts à terme d’une durée minimale de cinq ans, moyennant un précompte mobilier de 15 % au lieu de 25 %.

Branches 21, 23, 26

Les produits des branches 21 et 23 sont des produits d’assurance-vie. Pour les premiers, capital et rendement sont garantis. Pour les seconds, aucune garantie n’est offerte quant au rendement obtenu au terme du contrat, car ils sont liés aux fonds de placements et au panier d’actions sousjacents. Les produits de la branche 26 sont des contrats de capitalisation plutôt destinés aux entreprises, avec, à la clé, un rendement garanti et la possibilité d’une participation aux bénéfices.

Répression financière

Ensemble de mesures par lesquelles des États hyper-endettés contraignent les épargnants à accepter des taux d’intérêt inférieurs à l’inflation, imposent aux banques centrales d’acheter les titres qu’ils émettent, obligent les banques commerciales à réinvestir une partie des dépôts des clients dans ces mêmes titres ou, tout simplement, limitent la libre circulation des capitaux.

06/01/2014