Discrétion et expertise

Le banquier privé gère le patrimoine de clients fortunés et les conseille. Il s’entoure de spécialistes et d’experts de façon à optimiser le patrimoine de son client. La discrétion et l’expertise sont ses deux principales qualités.

Le private banking ne concerne pas seulement les placements. Il porte aussi sur la fiscalité, les droits de succession, les crédits et les assurances. Le private banking est donc très complexe, d’autant que l’offre de produits et services s’est sensiblement étoffée ces dernières années. On retrouve traditionnellement parmi les clients des personnes retraitées, qui ont accumulé un patrimoine et souhaitent l’investir. Il y a aussi des clients actifs, souvent des entrepreneurs qui nourrissent bon nombre de projets, qui nécessitent un accompagnement et un conseil ciblé. Ces clients exploitent la valeur ajoutée du private banker pour concrétiser leurs projets au travers d’investissements ou de crédits.

Séparation stricte

Les clients qui sollicitent l’aide d’un banquier privé doivent disposer d’un patrimoine mobilier suffisamment confortable. Dans la plupart des banques, le seuil minimum requis varie entre 250.000 et 500.000 euros. Dans la mesure où des montants importants sont en jeu, le banquier privé doit se montrer particulièrement discret et fiable. Son obligation de discrétion le contraint à traiter de manière confidentielle les données personnelles et financières du client et à ne pas les communiquer aux autres départements de la banque. Il existe donc une séparation stricte entre la banque privée et le reste de l’organisme financier, en ce compris le réseau d’agences. Les données relatives au patrimoine des clients private banking ne sont en principe pas consultables par les agences, et la plupart des contacts ont lieu dans des private banking centres séparés du reste de l’entreprise. Au moment de choisir sa banque privée, le client doit certainement se renseigner sur la façon dont cette obligation de discrétion est respectée.

Investissement éthique

Depuis quelques années, l’investissement éthique a le vent en poupe. Désormais, l’investissement n’est plus uniquement dicté par des considérations rationnelles, mais également émotionnelles. Les investisseurs entendent de cette façon contribuer à un monde meilleur pour l’Homme et l’environnement, ainsi qu’à l’utilisation plus durable des matières premières et de l’énergie. Le banquier privé a lui aussi noté cette propension à l’investissement éthique et a développé une offre de produits sur mesure. Ces investissements ont non seulement connu un important essor ces dernières années, mais ils ont aussi fait leurs preuves. Les rendements obtenus sont en effet bien souvent supérieurs à ceux d’autres investissements. Malheureusement, toutes les banques privées n’ont pas encore une offre étendue de produits éthiques.

27/12/2013