Et vous, comment abordez-vous le CO2?

FRANK BECKX, ADMINISTRATEUR DÉLÉGUÉ D’ESSENSCIA VLAANDEREN

“Nous œuvrons à une société carbon smart”

Que signifie la décarbonisation pour essenscia?

Il ne s’agit pas de créer une société pauvre ou neutre en carbone, mais une société “intelligente en carbone”, qui utilise, capte et réutilise intelligemment le CO2. Les produits que fabrique notre industrie, par exemple les isolants, permettent également d’économiser du CO2 dans les secteurs où il est possible d’enregistrer les gains climatiques les plus importants, comme les bâtiments, les transports et l’énergie. La production du secteur chimique a triplé ces 20 dernières années, alors que les émissions de gaz à effet de serre y ont baissé de moitié. Les économies de CO2 réalisées dans la phase d’utilisation sont plusieurs fois plus élevées que les émissions lors de la production.

Quelles démarches entreprenez-vous dans ce contexte?

Des innovations dans le domaine de la chimie seront indispensables à la réalisation des objectifs climatiques. BlueChem est un incubateur ambi-tieux pour la chimie durable à Anvers, tandis que Catalisti réunit des entreprises et des instituts de connaissance pour discuter de processus de production circulaires et de matières premières bio. Nous avons en outre soumis au gouvernement flamand un plan qui prévoit un investissement de 25 millions par an dans la recherche fondamentale sur la chimie durable au sein de nos universités et centres de recherche.

HEIN DEPREZ, CEO DE GREENYARD

“Les emballages recyclables offrent encore de nombreuses possibilités”

Que signifie la décarbonisation pour  Greenyard?

Les fruits et légumes figurent déjà parmi les catégories de denrées alimentaires les plus saines et qui ont le moins d’impact sur l’environnement. Nous cherchons malgré tout à réduire constamment nos émissions de CO2 dans le fonctionnement de notre entreprise: directement dans le processus de transformation et la logistique, et indirectement dans la production des matières premières.

Quelles démarches entreprenez-vous dans ce contexte?

Dans nos usines de surgelés et de conserves, l’accent est placé sur les économies d’énergie. Dans le frais, nous portons une grande attention à l’optimisation des transports et aux nouveaux projets de construction. Nous avons déjà enregistré d’intéressants résultats dans la recherche de solutions pour diminuer les emballages. Mais il reste du potentiel dans des alternatives plus recyclables. En outre, nous soutenons activement nos  cultivateurs. Cela va d’une réduction de l’utilisation de pesticides et engrais à un intérêt accru pour la structure, la faune et la flore des sols. Nous expérimentons ainsi des techniques d’agriculture régénérative dans notre production de fleurs.

 

DIANE GOVAERTS, CEO DE ZIEGLER

“Nos entrepôts de nouvelle génération sont résolument verts”

Que signifie la décarbonisation pour le groupe Ziegler?

Elle représente un défi de taille pour le transport, un secteur particulièrement énergivore. Outre le recours au gaz naturel, on pourrait passer à terme à un système basé sur l’électrique, le  biogaz ou l’hydrogène, mais ces techniques souvent coûteuses n’ont pas encore fait leurs preuves. Cela ne nous empêche pas d’investir dans des technologies de développement durable, d’ailleurs.

Quelles démarches entreprenez-vous dans ce contexte?

Les axes prioritaires que nous poursuivons sont la réduction des émissions de CO2, le traitement des déchets et l’utilisation d’énergies propres. Nous pratiquons par exemple l’optimisation des déplacements de nos véhicules, afin de réduire le nombre total de kilomètres parcourus. Nous misons sur la navigation fluviale et le ferroutage pour réduire notre empreinte carbone. Et nos entrepôts de nouvelle génération sont résolument verts. À Menen-Rekkem, notre halle recevra un éclairage LED intégral et 3.000 m2 de panneaux photovoltaïques.

21/12/2018