Trucs & astuces

Comment un chef d’entreprise doit-il présenter une demande de crédit à un banquier ? Les conseils d’Alex Overfeldt, directeur des crédits Corporate & Public Banking Belgique, et de Marc Vuerings, spécialiste des crédits aux entreprises chez BNP Paribas Fortis.

1 Soumettez à votre banquier un projet clair, logique.

Sachez exactement pourquoi votre entreprise a besoin d’un crédit. Quelle direction voulez-vous prendre ? Quel marché pensez-vous conquérir ? Quel résultat espérez-vous ?

2 Un projet qui s’inscrit dans une vision à long terme.

Que prévoit votre business plan stratégique? Intégrez le banquier dans ce projet.

3 Un projet étayé par des informations transparentes.

Sachez parfaitement où en est votre entreprise. Le banquier attend des chiffres récents et validés, pas des données provisoires. Connaissez les principaux chiffres et sachez expliquer logiquement toutes les actions entreprises. Le banquier attend de vous que vous parcouriez les chiffres avec lui et que vous lui fournissiez les explications nécessaires.

Prévoyez un aperçu clair des crédits obtenus précédemment, la manière dont ils ont été utilisés et le résultat obtenu. Pour gagner la confiance du banquier, il est indispensable de jouer cartes sur table. Même si les circonstances sont parfois défavorables. Sachez combien l’investissement va vous coûter. Un bon chef d’entreprise demandera des offres pour les principaux éléments de ses investissements en amont.

4 Un projet soutenu par l’entrepreneur.

Assumez le risque opérationnel. Une contribution financière propre ou un engagement solide augmentent les chances de décrocher le crédit et renforcent la crédibilité du projet. Le banquier ne veut pas être seul à prendre tous les risques.

5 Les banques diversifient leurs risques.

Les banques évitent de concentrer les risques qu’elles prennent. Plus l’investissement est important pour votre entreprise, plus les risques le sont aussi. Dans de telles circonstances, envisagez de travailler avec plusieurs banques.

6 Les banques réduisent leurs risques.

Le banquier exige des garanties réelles, comme un droit préférentiel sur les avoirs qu’il finance. Attention : les garanties ne suffisent pas pour transformer un projet peu crédible en un projet de qualité.

7 Un contrôle permanent.

Le banquier souhaite aussi participer à l’évolution économique de l’entreprise et voir une partie proportionnelle des paiements passer par le compte bancaire pour exercer une surveillance constante de la situation.

8 Une communication régulière, ouverte et complète.

Invitez le banquier dans l’entreprise pour qu’il constate de visu les transformations. Si ce qu’il voit correspond au discours de la direction, sa confiance n’en sera que plus grande.

14/10/2013