Le crédit bancaire, ingrédient d’une bonne viennoiserie

Il y a quelques années, La Lorraine Bakery Group a réalisé un beau coup stratégique en rachetant sa joint-venture de production et de vente de produits surgelés de boulangerie et de pâtisserie établie en Tchéquie et en Pologne. Le groupe a eu recours au crédit bancaire pour financer une partie de la transaction.

La holding Vanobake, qui englobe La Lorraine et dont le siège est à Ninove, a réalisé un chiffre d’affaires de 514 millions d’euros en 2012. Elle emploie 2.500 personnes en Belgique, en Pologne et en Tchéquie. Le groupe doit une partie de son essor à une stratégie claire, menée sur plusieurs échéances. Le rachat, en 2007, de son partenaire à 50% au sein de la joint-venture créée en Europe de l’Est, en était un des éléments. L’opération a été financée en partie par du crédit bancaire, le reste provenant de fonds propres.

« Nous nous sommes adressés à trois grandes banques belges : Fortis, KBC et ING. Nous avons obtenu un crédit syndiqué pour une période de 7 ans. C’était l’opération la plus importante de notre groupe depuis sa création. Le montant était substantiel », explique Luc Verhasselt, Chief Financial Officer de La Lorraine.

130902-LaLorraine-013_LR« Le prêt et le rachat de la joint-venture étaient stratégiquement importants, parce qu’ils nous laissaient les mains libres pour oeuvrer à l’expansion du groupe en Europe Centrale et de l’Est », poursuit le CFO.

« Le business plan présenté était solide. Les taux de croissance de ces dernières années, malgré l’incendie dramatique de notre principal site de production en octobre 2008, en attestent. La reconstruction de la nouvelle usine à Ninove s’est étalée sur 14 mois. Pendant cette période difficile, un management de qualité et le soutien de toutes les parties impliquées ont permis au groupe de poursuivre sa success-story. Une réussite qui nous a d’ailleurs valu le titre d’Entreprise de l’année en 2012. »

Transparence

Le CFO est fier de la relation transparente qu’il entretient avec les banques. « Nous sommes en contact régulier, pour qu’elles puissent suivre notre évolution de près. Nous entretenons ainsi de bonnes relations avec les Account Managers, mais aussi avec les analystes qui font partie de leur organisation. Un crédit syndiqué de ce type demande beaucoup de travail. Il nécessite une lettre de crédit commune, établie par un bureau d’avocats qui précise les droits et les devoirs des différentes parties. »

« Le crédit syndiqué que nous avons contracté doit être prolongé à partir de 2015. Pour poursuivre notre expansion, nous devons investir en permanence dans l’appareil de production. Nous avons des activités à forte intensité de capital. Nous avons déjà entamé des discussions au sujet de la prolongation de ce financement. Compte tenu du contexte financier et économique, il était préférable de s’y prendre à temps. »

14/10/2013